AD ASTRA

Sortie de « Ad Astra » : 18 Septembre 2019
Réalisation : James Gray
Note : 3,5/5
Résumé : L’astronaute Roy McBride s’aventure jusqu’aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète. Lors de son voyage, il sera confronté à des révélations mettant en cause la nature même de l’existence humaine, et notre place dans l’univers.
Critique : Alors oui c'est très lent, on sent les deux heures défiler et on accroche, ou pas. Rien à voir avec les films de SF dynamiques, celui-ci est plus intimiste. Il y a peu d'action, l'histoire est plutôt centrée sur la psychologique du personnage de Roy, interprété par Brad Pitt (toujours impeccable) ainsi que sur sa relation avec son père. Ce dernier étant porté disparu dans une mission spatiale depuis plusieurs années, Roy va donc partir à sa recherche.
Visuellement, c'est superbe. Scénaristiquement, ça ne plaira pas à tout le monde, mais malgré des moments de lenteur, j'ai trouvé que le film arrivait à me tenir en haleine, comme s'il avait quelque chose d'hypnotique. Une approche intéressante dans cette quête personnelle et familiale avec un cadre spatial.
UN JOUR DE PLUIE À NEW YORK

Sortie de « Un Jour De Pluie à New York » : 18 Septembre 2019
Réalisation : Woody Allen
Note : 2/5
Résumé : Deux étudiants, Gatsby et Ashleigh, envisagent de passer un week-end en amoureux à New York. Mais leur projet tourne court, aussi vite que la pluie succède au beau temps… Bientôt séparés, chacun des deux tourtereaux enchaîne les rencontres fortuites et les situations insolites.
Critique : Une belle déception pour ce film. On retrouve comme d'habitude l'ambiance de Woody Allen mais cette fois-ci, cela n'a pas vraiment fonctionné pour ma part.
Le jeune couple interprété par Elle Fanning et Timothée Chalamet devait passer un week-end ensemble à New York mais rien ne va se passer comme prévu, ils vont ainsi faire chacun de leur côté certaines rencontres etc. J'ai suivi sans vraiment grand intérêt, les dialogues font un peu trop bobo à mon goût, et j'ai trouvé ce couple énervant, entre Elle Fanning qui passe pour une idiote et Timothée Chalamet dans une caricature de mec cultivé et prétentieux au possible. Les personnages secondaires n'aident pas non plus à remonter le niveau.
Dommage, on verra pour le prochain film.
ÇA : CHAPITRE 2

Sortie de « Ça : Chapitre 2 » 11 Septembre 2019
Réalisation : Andy Muschietti
Note : 4,5/5
Résumé : 27 ans après la victoire du Club des Ratés sur Grippe-Sou, le sinistre Clown est de retour pour semer la terreur dans les rues de Derry. Désormais adultes, les membres du Club ont tous quitté la petite ville pour faire leur vie. Cependant, lorsqu'on signale de nouvelles disparitions d'enfants, Mike, le seul du groupe à être demeuré sur place, demande aux autres de le rejoindre. Traumatisés par leur expérience du passé, ils doivent maîtriser leurs peurs les plus enfouies pour anéantir Grippe-Sou une bonne fois pour toutes. Mais il leur faudra d'abord affronter le Clown, devenu plus dangereux que jamais…
Critique : Après une très bonne adaptation du premier chapitre en 2017, j'ai littéralement adoré cette suite. La durée du film est certes de 2h50, mais mis à part un ou deux petites longueurs, le temps passe très vite si on est absorbé dans cet univers horrifique. 27 ans plus tard, Grippe-Sou est de retour, la bande se réunit suite à leur pacte fait enfant.
L'histoire possède une trame à suivre assez simple. La bande se retrouve, puis chacun va à son tour affronter de nouveau ses peurs enfouies et tenter de retrouver la mémoire de ce traumatisme, notamment via plusieurs scènes de flash-back. Puis vient une fin assez classique mais efficace. Le film entier est d'ailleurs terriblement efficace, comme une sorte de conte beaucoup plus horrifique et sanglant que le premier qui restait assez soft.
La scène d'ouverture avec Xavier Dolan commence très fort. On rentre très vite dans le vif du sujet, notamment par sa terrible brutalité.
Grippe-Sou apparaît sous des formes encore plus multiples qui fichent bien la frousse, ces apparitions sont même parfois assez malsaines mais toujours spectaculaires et c'est un vrai régal de voir que les limites ont été repoussées dans ce second volet !
J'ai également été impressionné par la ressemblance frappante du casting entre adultes et enfants, surtout concernant le personnage d'Eddie, c'est bluffant. Aucune difficulté donc à savoir qui est qui 27 ans plus tard, d'autant plus qu'ils jouent tous merveilleusement bien. Et bien sûr Bill Skarsgard qui se surpasse encore plus en Grippe-Sou, pas souvent à l'écran mais beaucoup plus sanglant.
Effrayant, tordu, sombre, mais aussi parfois drôle et émouvant, avec des effets et un dynamisme énorme, ce deuxième chapitre est une totale réussite à savourer. J'allais oublier : la présence d'une certaine personne dans un caméo qui ravira les fans !
DEUX MOI

Sortie de « Deux Moi » : 11 Septembre 2019
Réalisation : Cédric Klaplisch
Note : 4/5
Résumé : Rémy et Mélanie ont trente ans et vivent dans le même quartier à Paris. Elle multiplie les rendez-vous ratés sur les réseaux sociaux pendant qu'il peine à faire une rencontre. Tous les deux victimes de cette solitude des grandes villes, à l’époque hyper connectée où l’on pense pourtant que se rencontrer devrait être plus simple… Deux individus, deux parcours. Sans le savoir, ils empruntent deux routes qui les mèneront dans une même direction… celle d’une histoire amour ?
Critique : Un très joli film, sur la réalité de la vie et plus particulièrement de la solitude des trentenaires dans une ville aussi immense que Paris, drôle de contraste mais terriblement vrai.
A l'heure où les réseaux sociaux et sites de rencontres sont en pleine gloire, Rémy et Mélanie cherchent plutôt la vraie rencontre, réelle, brute. Tous les deux sont paumés, tous les deux ont besoin d'évacuer. Visites chez le psy, habitudes, travail, galères du quotidien, traumatismes, solitude... Cette histoire, c'est le portrait d'une génération parfois paumée et incomprise mais qui garde tout de même espoir en l'avenir.
J'ai beaucoup aimé cette narration et le fait que ces deux personnages soient aussi près l'un de l'autre à chaque fois mais ne se voient jamais. De plus, le film se finit sur une jolie note pleine d'espoir, en montrant juste ce qu'il faut, ni trop ni trop peu.
Simple mais authentique, drôle et dramatique à la fois, Cédric Klapisch nous livre un très beau film français.
HEAVY

Dans le cadre du 45ème Festival du Cinéma Américain de Deauville
Sortie de « Heavy » : Prochainement
Réalisation : Jouri Smit
Note : 1/5
Résumé : Seven est un dealer mondain qui partage son temps entre ses clients de confiance et les soirées folles où s’amusent top-models et consommateurs de drogue. Il partage cette vie idyllique avec Maddie, le yin de son yang et son âme sœur. Jusqu’au jour où un ami d’enfance avec lequel il n’avait plus de contact refait surface et lui demande de l’aide. Au mépris du bon sens, Seven accepte en souvenir du bon vieux temps, ignorant qu’il va s’enfoncer dans une spirale infernale où personne ne sera épargné mais où tout le monde sera à blâmer.
Critique : Décidément, Sophie Turner n'arrive pas à faire des bons choix de films depuis GOT. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un aussi gros navet. Des films sur la drogue, j'en ai vu pas mal, et certains étaient très bons. Mais celui-ci doit être un des pires suite à un mauvais casting, un ramassis de clichés, et à un traitement complètement mauvais du sujet. L'acteur principal, censé être un dealer assez réputé a tout bonnement l'air d'avoir 12 ans physiquement, ce qui perd toute crédibilité. De plus, il en fait trois tonnes, à essayer limite de se prendre pour le « Joker » parfois dans son jeu d'acteur, c'est ridicule et malaisant. On reste de marbre devant toutes les scènes censées être émouvantes, on rigole devant des scènes censées être dramatiques, bref rien à en tirer, c'est complètement raté.
SWALLOW

Dans le cadre du 45ème Festival du Cinéma Américain de Deauville
Sortie de « Swallow » : Prochainement
Réalisation : Carlo Mirabella-Davis
Note : 3/5
Résumé : Hunter semble mener une vie parfaite aux côtés de Richie, son mari qui vient de reprendre la direction de l’entreprise familiale. Mais dès lors qu’elle tombe enceinte, elle développe un trouble compulsif du comportement alimentaire, le Pica, caractérisé par l’ingestion d’objets dangereux. Son époux et sa belle-famille décident alors de contrôler ses moindres faits et gestes pour éviter le pire : qu’elle ne porte atteinte à la lignée des Conrad… Mais cette étrange et incontrôlable obsession ne cacherait-elle pas un secret plus terrible encore ?
Critique : Un trouble du comportement alimentaire peu connu mais mis en avant dans ce film, celui d'ingérer des substances non comestibles (pile, terre, papier...) et qui bien sûr, peut devenir mortel pour le malade. C'est le cas d'Hunter, jeune femme qui semble atteinte par cette maladie depuis qu'elle est enceinte, révélateur de traumatismes passés. L'héroïne est convaincante et nous entraîne dans sa vie qui ne semble pas aussi parfaite qu'elle en a l'air. Intriguant.
SKIN

Dans le cadre du 45ème Festival du Cinéma Américain de Deauville
Sortie de « Skin » : Prochainement
Réalisation : Guy Nattiv
Note : 4/5
Résumé : L'histoire vraie de Bryon “Pitbull” Widner, membre d'un gang de néo-nazis qui fera face à des conséquences mortelles lorsqu'il décidera de changer de vie...
Critique : Tirée de faits réels et brillamment interprété par Jamie Bell, « Skin » nous raconte comment un homme essaie tant bien que mal à se défaire d'un gang néo-nazis dans lequel il était un membre actif depuis des années. Son désir de changer de vie et de renoncer à la haine ne va pas être du goût de tout le monde. Dans le même registre que le film « American History X » (bien que celui-ci reste d'un meilleur niveau), l'histoire est prenante, stressante, émouvante et doté d'un bon casting. Un peu prévisible par moment, mais efficace et touchant. En espérant une sortie en salles.
LA VIE SCOLAIRE

Sortie de « La Vie Scolaire » : 28 Août 2019
Réalisation : Grand Corps Malade & Mehdi Idir
Note : 3,5/5
Résumé : Une année au coeur de l'école de la république, de la vie... et de la démerde ! Samia, jeune CPE novice, débarque de son Ardèche natale dans un collège réputé difficile de la ville de Saint-Denis. Elle y découvre les problèmes récurrents de discipline, la réalité sociale pesant sur le quartier, mais aussi l'incroyable vitalité et l'humour, tant des élèves que de son équipe de surveillants. Parmi eux, il y a Moussa, le Grand du quartier et Dylan le chambreur. Samia s'adapte et prend bientôt plaisir à canaliser la fougue des plus perturbateurs. Sa situation personnelle compliquée la rapproche naturellement de Yanis, ado vif et intelligent, dont elle a flairé le potentiel. Même si Yanis semble renoncer à toute ambition en se cachant derrière son insolence, Samia va investir toute son énergie à le détourner d'un échec scolaire annoncé et tenter de l'amener à se projeter dans un avenir meilleur...
Critique : Une comédie émouvante sur un fait de la société actuelle, la vie à l'intérieur d'un collège difficile de Saint-Denis, où équipes d'enseignants et de surveillants vont tenter d'aider et de transmettre des valeurs aux élèves. Ce film fait très brut, très réaliste, on en oublierait même que c'est une fiction. Le casting est super, très naturel, et les dialogues sont bien trouvés, beaucoup de punchlines qui feront rire. Malgré un milieu et un contexte difficile, l'espoir s'y dégage assez bien et on ressort avec le sentiment d'avoir passé un très bon moment.
GOOD BOYS

Sortie de « Good Boys » : 21 Août 2019
Réalisation : Gene Stupnitsky
Note : 2/5
Résumé : Après avoir été invités à leur première fête, Max, Thor et Lucas, 12 ans, paniquent complètement parce qu’ils ne savent pas comment embrasser. À la recherche de conseils, Max, flanqué de ses deux inséparables amis, décide d’utiliser le drone de son père – auquel il n’a évidemment pas le droit de toucher – pour espionner la voisine et son petit ami. Mais tout prend une très mauvaise tournure quand le drone est détruit. Désespérés de devoir le remplacer avant le retour du père de Max, les garçons sèchent les cours pour se lancer dans une véritable odyssée, ponctuée par des choix plus catastrophiques les uns que les autres, allant du vol accidentel de drogue, à une partie de paintball désastreuse au milieu d’une fratrie universitaire, tout en tentant d’échapper à la police et à de terrifiantes adolescentes.
Critique : Franchement pas terrible... Les films adolescents peuvent se révéler drôles pour certains comme « Supergrave », mais ici j'ai plus souri que je n'ai ri. Sans doute trop enfantin à mon goût, « Good Boys » se suit, mais divertit avec un certain recul vis à vis de l'histoire un peu tirée par les cheveux. Pas grand intérêt mas on a au moins le plaisir de voir Jacob Tremblay, star en devenir !
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