YVES

Sortie de « Yves » : 26 Juin 2019
Réalisation : Benoit Forgeard
Note : 3,75/5
Résumé : Jérem s'installe dans la maison de sa mémé pour y composer son premier disque. Il y fait la rencontre de So, mystérieuse enquêtrice pour le compte de la start-up Digital Cool. Elle le persuade de prendre à l'essai Yves, un réfrigérateur intelligent, censé lui simplifier la vie…
Critique : L'intelligence artificielle est un sujet très en vogue ces dernières années. Le réalisateur Benoit Forgeard a décidé de raconter son histoire sous forme de comédie très très absurde mais avec une trame scénaristique solide : résultat vraiment satisfaisant !
Un frigo intelligent va donc s'immicer dans la vie d'un rappeur amateur en galère. A partir de là, le frigo va dépasser ses fonctions de bases et va devenir un véritable tremplin pour Jerem, jusqu'aux complications. C'est loufoque à souhait, mais toujours avec un regard satirique de notre société et une bonne dose d'humour. Certains trouvent les paroles de chansons rap vulgaires, moi je trouve au contraire que c'est fait exprès pour se moquer de la virilité superficielle des rappeurs qui en disent pas mal mais qui n'en font pas moins dans la réalité.
William Lebghil est parfait dans ce rôle, j'apprécie de plus en plus cet acteur qui dessine petit à petit sa carrière. L'histoire part de plus en plus loin dans cette absurdité (exemple avec l'Eurovision, une scène mythique du film, vous comprendrez en voyant) mais dénonce toujours autant avec légèreté cette technologie qui nous envahit. Original pour une comédie française, j'en redemande.
TOY STORY 4

Sortie de « Toy Story 4 » : 26 Juin 2019
Réalisation : Josh Cooley
Note : 4/5
Résumé : Woody a toujours privilégié la joie et le bien-être de ses jeunes propriétaires – Andy puis Bonnie – et de ses compagnons, n’hésitant pas à prendre tous les risques pour eux, aussi inconsidérés soient-ils. L’arrivée de Forky un nouveau jouet qui ne veut pas en être un dans la chambre de Bonnie met toute la petite bande en émoi. C’est le début d’une grande aventure et d’un extraordinaire voyage pour Woody et ses amis. Le cowboy va découvrir à quel point le monde peut être vaste pour un jouet…
Critique : Après la magnifique et tendre conclusion du troisième volet, Pixar décide de sortir un quatrième et dernier opus. Etait-ce nécessaire ? Oui et non. Non car la trilogie se suffit amplement à elle-même, il n'y avait pas besoin de plus. Mais dans un autre sens je dirais oui car Pixar a su nous offrir un très joli quatrième film, en surfant sur les mêmes bases de scénarios que ses anciens. Ce n'est pas le meilleur de la saga, mais il m'a fait retomber dans mon enfance et il a fait revivre une dernière fois tous ces jouets cultes, tout en y ajoutant de nouveaux.
L'émancipation du jouet, la solidarité et le féminisme par le biais de la bergère sont les principaux thèmes de ce film. Les nouveaux jouets de Bonnie (cette gamine est tellement mignonne !!) repartent pour des péripéties afin de rechercher Fourchette (perso hilarant), nouvelle fabrication et jouet du moment de la petite fille. C'est dynamique, rythmé, très drôle, parlant aussi bien aux enfants qu'aux adultes et dont la scène finale nous fera encore verser de chaudes larmes.
Quelques regrets tout de même concernant les jouets de bases que l'on ne voit pas autant que je l'aurais espéré, au détriment de Woody et des nouveaux jouets.
Mais cela reste un super moment d'animation qui nous rendra tous mélancolique !
LE DAIM

Sortie de « Le Daim » : 19 Juin 2019
Réalisation : Quentin Dupieux
Note : 2,5/5
Résumé : Georges, 44 ans, et son blouson, 100% daim, ont un projet.
Critique : J'ai trouvé le nouveau film de Quentin Dupieux un peu décevant par rapport à ses précédents... Le pitch de base était pourtant attrayant et loufoque comme toutes ces histoires : un mec devient obsédé par un blouson en daim et va peu à peu faire n'importe quoi, accompagné d'une serveuse passionnée de montage vidéo. Il y a bien sûr quelques scènes assez drôles et décalées comme on les aime, mais globalement la mayonnaise ne monte pas.
Jean Dujardin et Adèle Haenel ne forment pas vraiment un duo qui fonctionne bien, il y a un manque de connexion. De plus, je ne saurais pas vraiment trouver les mots mais il me manque quelque chose qui me plaisait dans ces autres films : pas assez barré peut être ou pas assez abouti à mon goût ? Je ne sais pas mais il ne m'a pas fait autant « voyager » que les autres.
CHILD'S PLAY : LA POUPEE DU MAL

Sortie de « Child's Play : La Poupée Du Mal » : 19 Juin 2019
Réalisation : Lars Klevberg
Note : 3,5/5
Résumé : Karen, une mère célibataire, offre à son fils Andy une poupée, ignorant tout de sa nature sanguinaire et violente.
Critique : Je m'attendais à un remake encore raté et j'ai trouvé le film vraiment sympa ! La poupée Chucky est mise ici au goût du jour : une sorte de poupée high-tech qui peut se connecter à tous les appareils technologiques et qui est bien sûr faite pour les enfants. Certains dérèglements vont donc la transformer petit à petit en poupée tueuse. Niveau visuel, la poupée est vraiment moche mais elle fait malsaine justement et colle donc au thème du film. Il y a une certaine forme d'humour noir, le film se veut drôle et gore, parsemé de petits moments de sursauts. Les acteurs jouent bien, surtout Andy, adolescent et héros principal du film. Rien d'original dans le fond mais je trouve que ce remake est pour ma part globalement réussi, et largement mieux que la poupée Annabelle si on reste dans le même registre. Très bonne surprise.
MEN IN BLACK : INTERNATIONAL

Sortie de « Men In Black : International » : 12 Juin 2019
Réalisation : F. Gary Gray
Note : 2/5
Résumé : Les Men In Black ont toujours protégé la Terre de la vermine de l’univers. Dans cette nouvelle aventure, ils s’attaquent à la menace la plus importante qu’ils aient rencontrée à ce jour : une taupe au sein de l’organisation Men In Black.
Critique : Une grande déception de ce reboot qui ne conserve que très peu l'ambiance de cette saga. Il y a tout de même quelques références : la bande originale, quelques lieux et objets emblématiques (le lieu de travail, le neurolaser...) Mais l'histoire devient ennuyante à suivre et ce sont surtout les dialogues qui sont très pauvres et clichés. Ils façonnent de façon assez caricaturales les personnages, et les blagues tombent forcément à l'eau.
Le duo Chris Hemsworth et Tessa Thompson est assez inégal : l'un joue une tête à claques prétentieuse et incompétente tandis que l'autre essaie de faire ses preuves.
On sent une bonne volonté de départ, mais cela ne suffit malheureusement pas à sauver ce film.
GRETA

Sortie de « Greta » : 12 Juin 2019
Réalisation : Neil Jordan
Note : 3/5
Résumé : Quand Frances trouve un sac à main égaré dans le métro de New York, elle trouve naturel de le rapporter à sa propriétaire. C’est ainsi qu’elle rencontre Greta, veuve esseulée aussi excentrique que mystérieuse. L’une ne demandant qu’à se faire une amie et l’autre fragilisée par la mort récente de sa mère, les deux femmes vont vite se lier d’amitié comblant ainsi les manques de leurs existences. Mais Frances n’aurait-elle pas mordu trop vite à l’hameçon ?
Critique : Une jeune femme (Frances) va rapporter un sac trouvé dans le métro à une veuve (Greta) dont la solitude la pèse. L'abandon du sac était calculé, Frances va se faire harceler par cette stalkeuse qui n'a visiblement pas toute sa tête... Ce qui est clair, c'est que ce film souffre de beaucoup de défauts : une amitié beaucoup trop rapide et superficielle avant le break ( quinze minutes à tout casser), des personnages pas assez travaillés, une Isabelle Hupert qui paraît en faire trop, un scénario plus ou moins prévisible dans sa globalité...
Mais je me suis tout de même laissée tenter et plus l'histoire avance, plus le réalisateur essaie d'instaurer une ambiance de plus en plus pesante, qui ne marche certes qu'à moitié, mais qui accentue le côté psychopathe du film et avec un petit rebondissement sympa.
Rien de révolutionnaire, mais ça fonctionne correctement.
X-MEN : DARK PHOENIX

Sortie de « X-Men : Dark Phoenix » : 05 Juin 2019
Réalisation : Simon Kinberg
Note : 2/5
Résumé : Dans cet ultime volet, les X-MEN affrontent leur ennemi le plus puissant, Jean Grey, l’une des leurs. Au cours d'une mission de sauvetage dans l'espace, Jean Grey frôle la mort, frappée par une mystérieuse force cosmique. De retour sur Terre, cette force la rend non seulement infiniment plus puissante, mais aussi beaucoup plus instable. En lutte contre elle-même, Jean Grey déchaîne ses pouvoirs, incapable de les comprendre ou de les maîtriser. Devenue incontrôlable et dangereuse pour ses proches, elle défait peu à peu les liens qui unissent les X-Men.
Critique : Extrêmement déçue par ce dernier X-Men qui se révèle creux et sans émotion... On croirait que les actrices et acteurs n'y croient pas vraiment et la plupart ont un jeu de rôle plus mou que dans les précédents opus.
Le scénario est la faiblesse principale du film. J'ai eu la sensation qu'il n'avait que peu de choses à raconter, Jean Grey pleurniche plus qu'elle ne sème la terreur, à changer d'avis et d'humeur pendant toute l'histoire. Sophie Turner qui l'incarne n'est d'ailleurs pas vraiment impressionnante dans son rôle...
Les effets spéciaux restent cool, les scènes de combats entre tous les X-Men sont sympas mais on a vu beaucoup mieux dans d'autres films. J'ai également une déception concernant une mauvaise exploitation de certains personnages, comme Vif d'Argent qu'on ne voit que très peu à l'écran.
Le côté esthétique de ce dernier opus ne suffira pas à sauver son manque de profondeur et d'originalité, une vraie déception.
JOHN WICK PARABELLUM

Sortie de « John Wick Parabellum » : 22 Mai 2019
Réalisation : Chad Stahelski
Note : 3,5/5
Résumé : John Wick a transgressé une règle fondamentale : il a tué à l’intérieur même de l’Hôtel Continental. "Excommunié", tous les services liés au Continental lui sont fermés et sa tête mise à prix. John se retrouve sans soutien, traqué par tous les plus dangereux tueurs du monde.
Critique : Si on va voir ce film, ce n'est sûrement pas concernant un scénario minutieusement élaboré (ce qui n'est bien sûr pas le cas). On va voir ce film pour les scènes d'actions et nous sommes relativement bien servis. Même s'il y a parfois un manque de crédibilité, ces scènes sont impressionnantes et la baston bat son plein. Keanu Reeves revient au meilleur de sa forme. Les chorégraphies des combats et les cascades sont impeccables, la lumière sublime, bref ça divertit et le temps passe vite. Mention spéciale concernant les chiens de Halle Berry, plus badass que les humains !
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