L'OMBRE D'EMILY

Sortie de « L'Ombre d'Emily » : 26 Septembre 2018
Réalisation : Paul Feig
Note : 3,5/5
Résumé : Stephanie cherche à découvrir la vérité sur la soudaine disparition de sa meilleure amie Emily.
Critique : Une bonne surprise et un malin plaisir à suivre ce film. Malgré quelques petits défauts, le film tient bien la route et réussit son cocktail entre comédie et enquête. Emily disparaît, sa meilleure amie Stéphanie va tenter de savoir pourquoi. Anna Kendrick interprète une maman « rose bonbon » aux allures colorées, trop gentille et trop naïve, tandis que Blake Lively joue plutôt la femme fatale, hypnotisante et autoritaire. L'alchimie de ce duo fonctionne très bien.
L'histoire repose avant tout sur un jeu d'enquête, de secrets et de manipulations, le tout dans un fond d'humour correctement dosé. Cela m'a rappeler un peu l'ambiance à la « Desperate Housewives ». Il y a beaucoup de rebondissements, parfois même un peu trop et c'est la principale maladresse du film. Mais dans l'ensemble, je me suis vivement prise au jeu de ce thriller.
L'AMOUR EST UNE FETE

Sortie de « L'Amour Est Une Fête » : 19 Septembre 2018
Réalisation : Cédric Anger
Note : 1,5/5
Résumé : Paris, 1982. Patrons d’un peep show, Le Mirodrome, criblés de dettes, Franck et Serge ont l’idée de produire des petits films pornographiques avec leurs danseuses pour relancer leur établissement. Le succès est au rendez-vous et ne tarde pas à attirer l’attention de leurs concurrents. Un soir, des hommes cagoulés détruisent le Mirodrome. Ruinés, Franck et Serge sont contraints de faire affaire avec leurs rivaux. Mais ce que ces derniers ignorent, c’est que nos deux « entrepreneurs » sont des enquêteurs chargés de procéder à un coup de filet dans le business du « X » parisien. C’est le début d’une aventure dans le cinéma pornographique du début des années quatre-vingt qui va les entraîner loin. Très loin...
Critique : Intéressée surtout par les têtes d'affiches (Guillaume Canet et Gille Lellouche), j'ai pris mon mal en patience en restant « de force » jusqu'à la fin du film. L'histoire, c'est qu'il n'y a pas vraiment d'histoire. Deux flics infiltrent le milieu du porno : il y avait plein d'idées scénaristiques à en tirer. Mais malheureusement, on ne sait pas trop dans quelle direction va le scénario, il fait du surplace, c'est ennuyant au possible. Rien de plus à rajouter.
LES FRERES SISTERS

Sortie de « Les Frères Sisters » : 19 Septembre 2018
Réalisation : Jacques Audiard
Note : 3,5/5
Résumé : Charlie et Elie Sisters évoluent dans un monde sauvage et hostile, ils ont du sang sur les mains : celui de criminels, celui d'innocents... Ils n'éprouvent aucun état d'âme à tuer. C'est leur métier. Charlie, le cadet, est né pour ça. Elie, lui, ne rêve que d'une vie normale. Ils sont engagés par le Commodore pour rechercher et tuer un homme. De l'Oregon à la Californie, une traque implacable commence, un parcours initiatique qui va éprouver ce lien fou qui les unit. Un chemin vers leur humanité ?
Critique : Un western pas comme les autres, plaisant et principalement axé sur les états d'âme des personnages. Dans un décor aux paysages désertiques et fabuleux, nous allons suivre l'évolution de la mission de Charlie et Elie Sisters, tueurs à gages devant retrouver un chimiste, ce dernier étant accompagné du détective Moriss. Les dialogues sont bien écrits et les personnages sont tous aussi intéressants les uns que les autres, cherchant leur place mais se cherchant aussi eux-même. La violence et la souffrance sont bien présentes, mais elles se superposent avec un lien fraternel complexe et fort. Les trajectoires de ces hommes vont se croiser et certains actes vont nous surprendre, c'est sans doute la meilleure partie de l'histoire. Cependant, le principal défaut pour moi reste le rythme du film, assez irrégulier, s'essouFflant parfois avant de repartir de plus belle. Ce n'est pas forcément mon film favori de Jacques Audiard, mais je suis véridique sur un point : c'est une aventure captivante et subtile, avec un casting cinq étoiles.
LA NONNE

Sortie de « La Nonne » : 19 Septembre 2018
Réalisation : Corin Hardy
Note : 1,5/5
Résumé : Quand on apprend le suicide d'une jeune nonne dans une abbaye roumaine, la stupéfaction est totale dans l'Église catholique. Le Vatican missionne aussitôt un prêtre au passé trouble et une novice pour mener l'enquête. Risquant leur vie, les deux ecclésiastiques doivent affronter une force maléfique qui bouscule leur foi et menace de détruire leur âme. Bientôt, l'abbaye est en proie à une lutte sans merci entre les vivants et les damnés…
Critique : L'apparition de cette nonne dans « Conjuring 2 » avait fait sensation, il n'en fallait pas plus pour en faire un spin-off, afin de découvrir son origine (et de se remplir les poches par la même occasion). Ce film est tout simplement ultra décevant. Un prêtre et une sœur vont aller enquêter dans une abbaye suite à un suicide d'une nonne : c'est complètement fouilli, il n'y a pas de réel fil conducteur à l'histoire, on les voit juste errer dans les pièces sans but. Les jump scares sont affreux : « je tourne la tête à gauche, il y a quelque chose, je tourne la tête à droite, pouf disparu », réutilisé une bonne dizaine de fois dans l'histoire au cas où nous n'aurions pas compris le système.
Les acteurs sont médiocres, et mis à part une ou deux petites scènes qui réussissent à faire sursauter, le reste est plat et fade. La réalisation est donc médiocre, l'apparition de la nonne ne faisant même pas peur, et je ne vous parle même pas de la fin, c'est d'un grotesque et d'une incohérence totale. Pas de Nonne 2 s'il-vous-plait...
SHEHERAZADE

Sortie de « Shéhérazade » : 05 Septembre 2018
Réalisation : Jean-Bernard Marlin
Note : 4/5
Résumé : Zachary, 17 ans, sort de prison. Rejeté par sa mère, il traîne dans les quartiers populaires de Marseille. C'est là qu'il rencontre Shéhérazade...
Critique : Un très beau drame, une histoire d'amour dans un milieu violent et un milieu de prostitution. Quand Zac sort de prison, il rencontre Shéhérazade, en tombe amoureux et va devenir en quelque sorte son proxénète. Difficile de garder son sang-froid quand il doit laisser la fille qu'il aime faire ce travail. Le langage est cru, assez lassant par moment mais ces deux acteurs amateurs crèvent l'écran. L'histoire est autant violente qu'elle en est touchante, surtout vers la fin, grâce à un scénario très réaliste.
PREMIERE ANNEE

Sortie de « Première Année » : 12 Septembre 2018
Réalistion : Thomas Lilti
Note : 4/5
Résumé : Antoine entame sa première année de médecine pour la troisième fois. Benjamin arrive directement du lycée, mais il réalise rapidement que cette année ne sera pas une promenade de santé. Dans un environnement compétitif violent, avec des journées de cours ardues et des nuits dédiées aux révisions plutôt qu'à la fête, les deux étudiants devront s’acharner et trouver un juste équilibre entre les épreuves d’aujourd’hui et les espérances de demain.
Critique : Retour sur les bancs de la fac, et plus particulièrement en première année de médecine. Nous suivons tout simplement l'année scolaire de deux jeunes hommes : Antoine, persévérant mais ayant des difficultés d'apprentissage et Benjamin qui incarne un peu son contraire, plus zen et ayant des facilités à apprendre. Le film nous montre à quel point il est difficile de passer en seconde année étant donné le nombre de places limités, la concurrence faisant rage. Une complexe mais belle leçon d'amitié entre ces deux acteurs, avec un final que j'ai trouvé joliment écrit et très humain.
SOFIA

Sortie de « Sofia » : 05 Septembre 2018
Réalisation : Meryem Benm'Barek
Note : 3,5/5
Résumé : Sofia, 20 ans, vit avec ses parents à Casablanca. Suite à un déni de grossesse, elle se retrouve dans l’illégalité en accouchant d’un bébé hors mariage. L’hôpital lui laisse 24h pour fournir les papiers du père de l’enfant avant d’alerter les autorités…
Critique : Un film prenant sur les conditions des femmes au Maroc. Sofia fait un déni de grossesse. Elle a eu des relations sexuelles hors mariage. Le seul moyen pour elle d'éviter la prison, c'est de retrouver le père, se marier avec, et qu'il reconnaisse l'enfant.
Tout ceci dans le but de respecter les traditions, sauver l'honneur de la famille face aux voisins, une belle hypocrisie de la société pour sauver les apparences.
"Sofia" est également rythmé par un retournement de situation surprenant. Tout le monde se retrouve coincé, notamment concernant Omar, le mari de Sofia. Chacun essaie de trouver en quelque sorte profit de la situation tant bien que mal, mais il reste un goût amer d'une vie que personne n'a en réalité choisi de son plein gré.
Un bon drame avec de belles interprétations.
LES CHATOUILLES

44EME FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE
Sortie de « Les Chatouilles » : 14 Novembre 2018
Réalisation : Andréa Bescond & Eric Metayer
Note : 5/5
Résumé : Odette a huit ans, elle aime danser et dessiner. Pourquoi se méfierait-elle d’un ami de ses parents qui lui propose de « jouer aux chatouilles » ? Adulte, Odette danse sa colère, libère sa parole et embrasse la vie...
Critique : Un film vraiment bouleversant traitant d'abus sexuels sur mineur. Les réalisateurs vont nous livrer une histoire autobiographique très intense et superbement bien mis en scène. Elle se déroule principalement lorsqu'Odette est adulte, mais revient parfois sous forme de flashbacks quand elle avait huit ans. Andréa Bescond nous livre une superbe interprétation, ainsi que le casting qui l'accompagne. Le film est dur, injuste, triste, mais il est aussi terriblement émouvant, drôle, et surtout plein d'espoir. Je n'ai pas envie d'en dire davantage, je vous conseille simplement d'aller le voir lors de sa sortie en salle. Une première réalisation magnifiquement réussie.
LEAVE NO TRACE

44EME FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE
Sortie de « Leave No Trace » : 19 Septembre 2018
Réalisation : Debra Granik
Note : 2,5/5
Résumé : Tom a 15 ans. Elle habite clandestinement avec son père dans la forêt qui borde Portland, Oregon. Limitant au maximum leurs contacts avec le monde moderne, ils forment une famille atypique et fusionnelle.
Expulsés soudainement de leur refuge, les deux solitaires se voient offrir un toit, une scolarité et un travail. Alors que son père éprouve des difficultés à s'adapter, Tom découvre avec curiosité cette nouvelle vie.
Le temps est-il venu pour elle de choisir entre l’amour filial et ce monde qui l'appelle ?
Critique : Un thème à la « Captain Fantastic » mais en version moyennement réussi. Ben Foster incarne le rôle d'un père vivant avec sa fille dans la forêt, ils vont devoir se réintégrer à la société. La difficulté du père à s'adapter n'est pas la même que pour sa fille, creusant un écart entre eux. Le sujet est attrayant mais il y a un gros manque de rythme, ce qui fera décrocher plus d'un spectateur. C'est dommage car la fin est assez émouvante mais le traitement de l'histoire est trop fade à mon goût.
THE KINDERGARTEN TEACHER

44EME FESTIVAL DU CINEMA AMERICAIN DE DEAUVILLE
Sortie de « The Kindergarten Teacher » : Prochainement
Réalisation : Sara Colangelo
Note : 3,5/5
Résumé : Remake du film franco-israélien "L'Institutrice", dans lequel une femme qui enseigne à Staten Island devient obsédée par l'un de ses élèves, un enfant de cinq ans qui a tout pour être un poète prodigieux.
Critique : Maggie Gyllenhaal interprète avec élégance une institutrice qui devient petit à petit obsédée par un de ses élèves de maternelle, doué et créatif sur les poèmes. C'est un art dont elle est grande amatrice mais elle a de grandes difficultés à exprimer un talent. Petit à petit, l'obsession va s'installer jusqu'au point de non-retour. Le rythme est lent mais assez prenant, on a envie de savoir jusqu'où va aller cette institutrice. Le petit garçon est également touchant. Une bonne surprise dramatique.
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